Différents modes de contraception
WiStim · Cycle, NC · 3 wk ago
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À propos de la contraception
Un contraceptif permet d’avoir des rapports sexuels sans risquer une grossesse. C’est une manière de maîtriser sa fertilité. Depuis le 1er janvier 2022, les jeunes femmes de moins de 26 ans peuvent accéder gratuitement aux consultations de médecin ou de sage-femme, examens ou actes médicaux en lien avec la contraception ainsi qu'aux différents types de contraception sur prescription en pharmacie sans avancer de frais (pilules hormonales de 1ère ou de 2e génération, implant contraceptif hormonal, stérilet, contraception d'urgence hormonale).
Contraceptions mécaniques
- Préservatif masculin ou féminin : seul moyen de contraception protégeant des infections sexuellement transmissibles. Efficacité théorique de 98 %, mais taux d’échec réel pouvant atteindre 15 %.
-
Dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre (stérilet) :
- Contraception non hormonale, très efficace (99 %).
- Dispositif en plastique entouré de cuivre, inséré dans l’utérus, rendant les spermatozoïdes inactifs.
- Utilisable chez toutes les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, même sans enfant.
- Peut augmenter l’abondance et les douleurs des règles (à éviter en cas de règles abondantes ou douloureuses).
Contraceptions hormonales
Contraception œstroprogestative (combinée)
- Agit en inhibant l’ovulation.
- Formes disponibles :
- Pilule : prise quotidienne pendant 21 jours sur 28, avec hémorragies de privation pendant la semaine d’arrêt. Peut être prise en continu pour éviter les saignements. Délai de 12h en cas d’oubli.
- Patch : changé toutes les semaines, trois semaines sur quatre (non remboursé).
- Anneau vaginal : changé toutes les 3 semaines avec une pause de 7 jours (non remboursé).
- Efficacité immédiate si débutée le premier jour des règles, sinon efficace après 8 jours de prise.
- Effets secondaires possibles : nausées, gonflements mammaires, migraines, augmentation de l’appétit. Tolérance évaluée après 3 mois.
- Risque vasculaire (artériel et veineux), maximal la première année, surtout avec les pilules de 3ème/4ème génération, le patch et l’anneau.
- Contre-indications :
- Antécédents personnels ou familiaux de thrombose veineuse, thrombophilie biologique ou événement artériel (infarctus, AVC).
- Migraines avec aura.
- Diabète évoluant depuis plus de 20 ans ou déséquilibré.
- Hypertension.
- Plusieurs facteurs de risque (âge > 35 ans, tabagisme actif, obésité, hypercholestérolémie).
- Contrôles nécessaires : tension artérielle au démarrage, prise de sang après 3 mois (glycémie, cholestérol).
Contraception microprogestative seule
- Avantage : n’augmente pas le risque de thrombose veineuse ou d’événement artériel (sauf forme injectable intramusculaire, peu utilisée).
- Formes disponibles :
- Pilule microprogestative :
- Prise quotidienne en continu.
- Agit en supprimant l’ovulation et en épaississant les sécrétions du col utérin.
- Effets secondaires : saignements anarchiques (1/3 des femmes), absence de règles (10 %), cycles réguliers (autres), acné, douleurs mammaires.
- Implant contraceptif :
- Petit bâtonnet inséré sous la peau du bras, efficace pendant 3 ans.
- Effets secondaires similaires à la pilule, variables selon les patientes.
- Système intra-utérin (SIU) au lévonorgestrel :
- Action locale (peu de passage dans le sang), épaissit les sécrétions du col et atrophie la muqueuse utérine.
- Réduit ou supprime les règles pour la plupart des patientes.
- Deux tailles : Kyleena (patientes nullipares), Mirena (patientes ayant accouché).
- Efficace pendant 5 ans.
- Pilule microprogestative :
Contraception masculine
- Méthodes en développement : non hormonales ou thermiques (slip chauffant, andro-switch) pour réduire la production de spermatozoïdes. Non reconnues par l’OMS.
- Stérilisation définitive :
- Possible à partir de 18 ans après un délai de réflexion de 4 mois.
- Féminine : ligature tubaire par cœlioscopie.
- Masculine : vasectomie (section des canaux déférents).